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Présentation
Le nom

Il traduit à lui seul les origines de la ville : un pont jeté dès le XI ème siècle sur la Moselle au pied de la Forteresse de Mousson, berceau des comtes de Bar. Née d'abord sur la rive droite autour d'une Maison-Dieu installée vers 1217, elle est confiée à l'ordre des Antonistes : "la ville du pont Saint-Antoine"

C'est à Thiébaut II, douzième comte de Mousson que l'on doit son extension sur la rive gauche, les lettres d'affranchissement datent de 1261. En 1354, l'empereur Charles IV de Bohème érige la ville en marquisat. En 1372, elle devient cité de l'Empire.

Enserrée dans ses remparts, Pont-à-Mousson se développe en centre économique avec ses nombreuses corporations, ses banquiers lombards, ses foires des quartiers de la rive gauche : Saint-Jean et Saint-Laurent.


Une ville universitaire (1572-1768)

Le 5 décembre 1572, le pape Grégoire XIII érige l'université de Pont-à-Mousson accédant à la demande du Duc de Lorraine Charles III et de son cousin le cardinal Charles de Lorraine qui a tenu un rôle éminent au concile de Trente.

L'Université sera confiée aux Jésuites et pendant deux siècles Pont-à-Mousson devient le bastion de la foi catholique en terre d'empire. Quatre facultés (les arts, la théologie, le droit et la médecine), quatre séminaires (dont celui des Écossais fondé par la reine Marie Stuart). concourent au prestige de l'Université qui compte 2000 étudiants venus de toute l'Europe au début du XVII ème siècle.

Foyer d'intense vie spirituelle , l'université est à l'origine des réformes des grands ordres religieux : Prémontrés, Bénédictins, Chanoines réguliers, Carmes ; d'autres s'y installent (14) faisant de Pont-à-Mousson une "ville-couvent".

La Guerre de Trente Ans qui décime la Lorraine atteint gravement la prospérité de la ville et celle de l'Université. Celle-ci sera trasnférée à Nancy par ordre de Louis XV en 1768, deux ans après le rattachement de la Lorraine à la France.


 
L'Ecole royale militaire

Créée par Louis XVI pour compenser la perte de l'Université, elle n'aura qu'une existence éphémère. Elle formera cependant des militaires illustres. Parmi eux, Géraud-Christophe de Michel du Roc (Duroc), duc de Frioul, grand maréchal du Palais de l'Empereur Napoléon, frappé mortellement en Saxe le 22 mais 1813, et Jean-Charles Fabvier, lieutenant général et Pair de France, libérateur d'Athènes du joug des Turcs, héros de l'indépendance grecque.


Le renouveau (XIX ème siècle)

Il est dû à l'expansion de l'industrie favorisée par l'établissement du chemin de fer en 1850.

La découverte du minerai de fer en 1856 engendre la création des Hauts fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson : on y fabriquera d'abord des fontes moulées avant de se spécialiser dès 1886 dans la confection des tuyaux. Le nouveau directeur, un mussipontain, Camille Cavallier donnera à l'usine de Pont-à-Mousson un développement sans précédent qui va assurer à la ville une célébrité mondiale (centrifugation, fonte ductile). Le profil de la ville se modifie, les quatorze couvents sécularisés puis vendus à la Révolution ont disparu. Seule l'Abbaye des Prémontrés a été affectée en 1817 au séminaire du diocèse.


Pont-à-Mousson, ville frontière

Le traité de Francfort qui mit fin à la guerre de 1870 fit de Pont-à-Mousson une ville frontière. La cité va désormais jouer un rôle militaire : ses casernes vont se peupler de hussards, de dragons, de chasseurs à pied ; elle garde encore le souvenir du lieutenant Charles de Foucauld et celui du lieutenant de Lattre de Tassigny.


Les Adt

Après 1870, la ville accueille des industries venues du pays annexé. Pierre Adt, d'une famille industrielle sarroise, ancien maire de Forbach, fonde à Pont-à-Mousson une usine de cartons laqués qui aura en France le monopole de la fabrication du "papier mâché". Dans le même temps, l'Imagerie fondée en 1849 se développe avec es artistes comme Fagonde ou des éditeurs venus de Metz : Haguenthal, puis plus tard Vagné. Leurs fabrications prendront fin en 1914.


Les guerres

Elles atteignirent gravement la ville :

Celle de 1914-1918 met Pont-à-Mousson au centre des combats entre le Saillant de Saint Mihiel et le Grand Couronné. Les noms de Bois le Prêtre (15000 morts en 1915), de la Croix des Carmes, du Xon, évoquents les combats opiniâtres qui se sont déroulés autour de la ville.

La Guerre de 1939-1945 n'est pas moins destructrice. Les bombardements de juin 1940, de septembre 1944 atteignent gravement le patrimoine mussipontain, la bataille pour la traversée de la Moselle par l'armée Patton, le quartier de la rive droite est en grande partie détruit et vidé de ses habitants.


Aujourd'hui

Aujourd'hui Les plaies sont pansées, les monuments ont retrouvé leurs splendeur passée : l'Abbaye des Prémontrés est devenue un centre culturel et un complexe hôtelier réputés qui accueille congrès, séminaires, colloques régionaux, nationaux et internationaux. L'ancienne Université a retrouvé le charme Renaissance de sa cour d'honneur : elle abrite aujourd'hui la cité scolaire qui porte le nom Jacques Marquette, le découvreur du Mississipi. Le lycée technologique et professionnel rappelle le célèbre graveur des ducs de Lorraine Jean Appier Hanzelet.

Pont-à-Mousson demeure une ville industrielle, dynamique, aux communications faciles. Elle attire chaque année un nombre de touristes croissant, à la découverte de ses sites, de son environnement, de son patrimoine : la place à arcades et ses maisons Renaissance, la cour d'honneur de l'ancienne Université, les églises Saint-Martin XIV ème et Saint-Laurent XVI ème, l'Abbaye des Prémontrés et l'Hôtel de ville du XVIII ème siècle.


Bienvenue !
Pont-à-Mousson en Lorraine, en Meurthe-et-Moselle, à mi-chemin entre Nancy et Metz, au pied de la butte de Mousson (382 m), ancienne place forte des comtes puis ducs de Bar. La ville est située de part-et-d'autre de la Moselle.

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Tourisme Pont-à-Mousson

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